“La nouvelle génération de sites Internet, dite Web 2.0, a aboli la frontière entre consommateurs et producteurs de contenus, obligeant les médias traditionnels à se remettre en question. La culture du partage et de la gratuité peut-t-elle donner naissance à un modèle économique ? Les réseaux collaboratifs seront-ils le lieu d’un nouvel engagement citoyen ?” Voici comment EuroTopics introduit une réflexion basée sur les constats effectués par 4 grands groupes de presse .
Interrogés sur le sujet, voici en substance ce qu’ils en disent :
Will Hutton, journaliste au The Observer (Royaume-Uni) :
« La prolifération des sites participatifs et ouverts comme MySpace, Wikipédia, Skype, Flickr, Facebook, Second Life, etc., s’intègre dans le même courant. Ce ne sont que les précurseurs du Web 3.0, dont l’architecture deviendra encore plus perfectionnée. »
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Nicolas Arpagian de La Tribune (France) :
« Après le slogan ‘tous journalistes’, popularisé par l’avènement des blogs, verra-t-on la généralisation d’une nouvelle catégorie sociale : les créateurs à temps partiel ? Ils auront un emploi rémunéré pour assurer leur train de vie et parallèlement seront des fabricants de contenus. (…) C’est peut-être de ce Web 2.0 que viendra ce bouillonnement intellectuel tant recherché par les économies modernes. (…) »
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Dirk Nolde de Die Welt (Allemagne) :
“Les simples lecteurs comptent autant que les participants. En effet, le Web 2.0 fonctionne presque exclusivement sur la publicité. Les bénéfices dépendent de la fréquentation des pages, et donc du nombre de personnes qui ont vu la réclame (…). Et l’affaire peut être très rentable.
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Peter Filzmaier de Der Standard (Autriche)
“La majorité des internautes est ‘non-qualifiée’; seule une minorité est ‘expérimentée’, et elle est la seule à utiliser Internet pour sa formation politique, son engagement et sa participation à la vie politique. Pour les autres, il ne reste que du pain et des jeux “.
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Voilà des avis très contrastés mais qui permettent de réfléchir à l’évolution positive à apporter aux pratiques 2.0. Réflexion intéressante lorsqu’on sait qu’actuellement, la presse remporte encore une part importante des investissements des annonceurs.





