Le marketing est un art, le Web 2.0 un état d'esprit.
Think with the senses, feel with the mind - Biennale di Venezia

jan
11
    
Posté sous (News) par Tanguy Pay

dataportability.pngIl y a quelques semaines, Google annonçait officiellement son intention de fédérer les différentes applications dédiées aux réseaux sociaux en vue de leur donner une réelle dimension d’interopérabilité ; le projet s’appelait (et s’appelle toujours) OpenSocial. A l’époque l’on s’étonnait de l’absence bruyante de Facebook dans ce process. Qu’à cela ne tienne : Google, Facebook et Plaxo viennent officiellement de se joindre à un groupe de travail complémentaire allant dans le même sens : DataPortablility.

Dans la même veine, DataPortability est un projet qui vise l’interopérabilité des datas (données personnelles telles que profiles, photos, …). Pour résumer, uniformiser les contenants passe aussi par fluidifier les contenus et les rendre portables.

Il n’est pas question ici de créer des nouvelles formes mais simplement d’homogénéiser ce qui existe par le biais de la création de « standards de standards ». Voilà qui va dans le sens des prévisions les plus acceptées par tous : les réseaux sociaux vont se développer de plus en plus grâce à une user experience toujours plus friendly.

Voici une explication - un peu fouillis mais sympathique - du projet, en vidéo :

scoblethumbnail.jpg

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jan
07
    
Posté sous (Ressources, News, Méthodo & outils) par Tanguy Pay

wikia.gifAlors qu’il y a quelques jour, nous vous annoncions qu’à travers Knol, Google s’en allait crapahuter sur les plates-bandes de Wikipedia, voici qu’aujourd’hui s’ouvre officiellement Wikia, une tentative wikipédienne de mordre sur la position dominante de Google.

Comme son nom le laisse supposer, wikia devrait devenir un moteur de recherche fonctionnant sur le même principe que l’encyclopédie susnommée. A savoir que le référencement serait fabriqué de toute pièce par les internautes eux-mêmes. L’objectif est d’apporter au référencement une dimension palpable et tangible : son fondateur, Jimmy Wales assure que le référencement y serait totalement transparent.

Au-delà du travail titanesque - mais pas insurmontable par une communauté planétaire, suivant les règles du bioteaming - que concurrencer les moteurs comme Google ou Yahoo ! laisse supposer, on se dit que, si un tel projet devrait réussir, ça changerait quelque peu - mais pas plus - la face du référencement.

On y voit, en théorie, une avancée de plus vers le marketing relationnel. Car là où les (grosses) entreprises dépensent de petites fortunes pour se garantir les premières places sur les mastodontes de recherche, ici, il serait surtout question de convaincre les internautes par la qualité de son site car ce serait eux qui détermineraient de sa crédibilité. Tout bénéf pour les (petites) entreprises qui auraoent décidé d’investir dans le 2.0.

A suivre…

wikia_screenshot.gif

 

 

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déc
30
    
Posté sous (News) par Tanguy Pay

pinko_logo.pngIntimement lié au Cluetrain Manifesto, on pourrait dire que le pinko marketing en est la version 2.0. Initié par Tara Hunt, co-fondatrice de la Citizen Agency, le concept regroupe l’ensemble de ce qui définit le marketing alternatif, le tout, peut-être, auréolé d’une dimension plus éthique.

Le pinko marketing rassemble de plus en plus d’adeptes, notamment sur des blogs et wikis (le wiki officiel de Pinko). Le positionnement idéologique du Pinko est pour le moins ambigu car il prône une disparition du directeur marketing. Ce n’est cependant pas le corps de son message.

pinko_market.jpgLe pinko marketing met surtout en avant l’ultra-collaboratif où peu à peu la dialectique producteur-consommateur (passif) disparaît à la faveur d’une relation producteur-producteur (prosumer). Dans la logique de la priorité donnée à l’être humain du Cluetrain Manifesto, le pinko marketing met en avant l’appropriation du marché par l’utilisateur ; dorénavant, les mots d’ordre ne seront plus émis par une élite à destination d’une masse mais plutôt inversement, les grandes tendances du marché seront définies par la communauté s’exprimant à travers les voix de chacun de ses membres.

On le voit, le pinko marketing suit les mêmes sillons que le permission marketing (marketing relationnel) et le bouche-à-oreilles. Une dimension politique en plus, peut-être (pour approfondir l’aspect politique de la consommation et de la création de produit, nous vous donnons rendez-vous le 31/12 en fin de matinée, ici même. Nous vous donnerons à visionner une intervention de Philippe Starck qui traite de cet aspect).

On peut néanmoins s’interroger sur la viabilité d’une telle vision. Car elle suppose, dans ses principes de base, que la communauté soit proactive et, finalement, constituée d’individualités fortes. En gros, qu’elle nage a contrario de toutes les théories sur les masses telles que les avait cyniquement (et empiriquement) définies Edward Bernays.

Voici deux exemples de pinko marketing : M&M et Kickers qui n’a pas attendu le 2.0 pour séduire ses fans.

 

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déc
29
    
Posté sous (News) par Tanguy Pay

Ce qu’on appelait anciennement “l’industrie du disque” en est toujours à chercher ses nouvelles marques. Ce qui ne signifie pas que des pistes, par ci, par là, ne se créent pas. Entre propositions de lois et conjectures sur sa gratuité ou son financement indirect, on voit cependant encore mal le nouveau modèle économique qui va émerger.

Voice_master.jpgPour faire avancer le diamant dans le sillon, voici une initiative qui ne manque pas de piquant. D’une part, car elle est à la source d’un buzz pour le moins assez drôle (cfr vidéo ci-bas) et, d’autre part, parce qu’elle puise l’énergie de son concept dans l’esprit collaboratif du 2.0. Entendez-bien “collaboration” mais pas forcément “partage”. Cette initiative s’intitule MyMajorCompany et en voici le principe : “MyMajorCompany est un label communautaire qui permet aux internautes de produire directement ses artistes. Il a pour ambition de devenir le portail principal de découverte, de lancement et de suivi des nouveaux talents musicaux en France puis en Europe”. Pas plus, pas moins.

Quant à leurs objectifs affichés :

  1. “Faire découvrir aux internautes une musique de qualité.
  2. Accorder une place beaucoup plus importante à la rémunération des artistes.
  3. Impliquer les consommateurs dans la sélection et dans la réussite des artistes. Dans MyMajorCompany, les internautes deviennent Producteurs”.

Pour ce faire, leur site est totalement orienté 2.0; avec tous les outils nécessaires (y compris leur intitulé “MY major company”) . Ils ont même poussé l’outil jusqu’à proposer une application Facebook. Quant à Goldman, vous vous demandez peut-être pourquoi il a accepté d’endurer ce qu’il a enduré? C’est simple, d’après Jerome Colombain, il serait le papa de l’initiateur du projet. Tout s’explique…


Exclu : JJ Goldman
envoyé par MyMajorCompany

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déc
28
    
Posté sous (Ressources, News) par Nemo

e_gov_award.jpgA l’occasion du congrès annuel “Les TIC et les Pouvoirs Publics” organisé le 4 décembre 2007 par Agoria (fédération de l’industrie technologique), l’e-Gov Award a été remis au projet d’e-gouvernement de l’agence pour la simplification administrative : e-Dépôt. Grâce à ce projet, vous pouvez créer votre entreprise en 4 jours et trois étapes, top-chrono.

« Les organisateurs entendent ainsi récompenser des réalisations et des projets-pilotes exceptionnels dans le domaine de l’e-gouvernement. » Et d’ajouter : « Un fameux coup de pouce à tous ceux qui veulent créer une entreprise».

Dommage cependant que le communiqué de presse (où l’on retrouve les différents awards décernés, par catégories) n’indique aucun lien vers les sites ou les départements ou les services distingués et que lorsqu’on tape « e-depot », voire même « e-dépôt » (hm…), dans Google, on ne tombe sur aucun site portail ou aucune page informative… Simplifier la création d’entreprise et le service aux citoyens ça devrait passer aussi par une information très accessible, non ?

Bon, j’ai quand même trouvé ça sur youtube, en cherchant un peu :

Sinon, il y a bien un communiqué sur le site Kafka (projet pour la simplification administrative), qui replace le projet e-Depot dans son contexte :

“Grâce à ces réformes la Belgique est le pays le plus rapide en Europe pour créer une entreprise. Universellement les pays réputés d’être très entreprenants comme le Singapour (5 jours), les Etats-Unis (6 jours) et le Hong Kong (11 jours) font moins bien.

 

“Entre-temps ces efforts fournissent des résultats. Pour la cinquième fois de suite le nombre d’entrepreneurs débutants augmente. En 2003 il y avait encore moins de 50.000 débutants. En 2006, il y avait déjà 67.000 débutants. Pour 2007, il semble que le nombre d’entreprises débutants est en train de monter fortement. Le nombre de starters a de nouveau augmenté de 11% dans la première moitié de 2007.”

Cool, la Belgique est plus forte que le Singapour et le Hong Kong ! :lol:

 

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déc
24
    
Posté sous (Ressources, Méthodo & outils) par Nemo

facebook_page_accueil.jpgIl y a quelques semaines, nous nous faisions le relais de cet article publié sur ConseillerMarketing qui livre une liste d’applications Facebook. Mais nous n’avions pas insisté sur l’aspect professionnel possible de F8 (Facebook). Afin de préciser le propos, nous vous les communiquons, ce qui devrait - ou non - vous décider à passer à l’acte pour 2008. En tout cas, vous aurez pris connaissance des arguments :

Avec Facebook :

  • “Communiquez sur un évènement et faites du buzz marketing sur un sujet
  • Recherchez des partenaires ou des clients
  • Améliorez votre référencement
  • Tenez-vous au courant sur l’actualité
  • Obtenez des réponses à des questions pointues
  • Utilisez un nouveau média de communication ciblé
  • Trouvez un nouveau canal de vente et d’affiliation
  • Lancez des sondages d’opinion, des minis-enquêtes, testez et détectez des tendances
  • Trouvez un emploi ou recrutez des salariés
  • Si vous êtes une entreprise, une association, une école… Facebook vous permet de mettre en place gratuitement un intranet
  • Maintenez facilement le contact avec vos ex-collègues, amis, copains, famille… et créez sans effort votre propre réseau
  • Apprenez à mieux connaître vos contacts, partenaires, clients et collègues
  • Bénéficiez d’un outil pour mieux vous organiser gratuitement
  • Publiez et partagez très facilement des images et des fichiers
  • Levez des fonds pour une association ou une cause humanitaire”

Consulter les développements de chacun de ces arguments.

fréquentation réseaux sociaux comcore

sources du graphique 
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déc
23
    
Posté sous (Méthodo & outils) par Tanguy Pay

En cette période de partage, laissez-moi vous offrir cet article de l’ami Fred (entendez “ami” dans le sens facebookien du terme : A:-Bonjour, à qui ai-je l’honneur? B:-Ton meilleur ami de l’univers du monde occidental libre. A:-Cool, moi aussi alors je veux être têtre ton meilleur nami, poke!). Il s’intitule “Différents outils pour différents modes de relation au sein de l’entreprise 2.0″. A vrai dire, l’article a été rédigé par Andrew, un meilleur ami de l’univers à Fred.

Blague à part, l’article (en version originale ici) coupe le cou à un canard (je devrais dire à une dinde) et fait quasi figure d’argument antéchrist dans la crèche 2.0. Pour faire court, l’émergence des nouvelles technologies au sein des entreprises ne signifie que nous soyons désormais tous amis et que nous allons partager tout avec tout le monde, nos infos, notre savoir-faire, nos trucs pros, nos relevés de compte, nos bics, mon chien et ma femme.

Andrew McAfee détermine 4 natures de relations : forte, faible, potentielle et nulle. Auxquelles correspondent des outils qui sont respectivement : les wikis, les réseaux sociaux, les blogs et les outils de prédilections.

Cette précision devrait soulager un certain nombre d’entrepreneurs rencontré et qui se sent souvent agacé par l’esprit de partage quasi christique qui envahit les slogans du 2.0.

Voilà. Non, ne me remerciez pas pour ce lien, c’est normal, c’est parce que vous êtes mon meilleur ami, poke !

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déc
22
    
Posté sous (Ressources) par Tanguy Pay

image très humoristique toute noire et légendée La récente affaire de Target remet une fois de plus la question de l’accessibilité web, ses enjeux et son coût à lavant de la scène. Dans cette affaire, il est question de d’accès impossible au site d’e-commerce ci-nommé par les mal-voyants. Ceci dit, rappelons que l’accessibilité web ne se limite pas aux non-voyants ; elle est aussi liée à d’autres handicaps physiques tels que les problèmes moteurs ou auditifs, mais aussi aux handicaps mentaux.

Par ailleurs, la question de l’accessibilité n’est pas que due à des déficiences corporelles. Elle peut être consécutives de situations culturelles, socio-économiques technologiques. Citons 2-3 exemples en vrac :

  • une éducation très élémentaire (qui induit que le discours et le niveau de langage se doit d’être accessible à tous ; ou du moins, un accès à l’information par paliers de compétences).
  • le problème est aussi lié à des différences de langues. En effet, si vous parcourez un site dans une langue qui n’est pas votre langue maternelle, vous aurez du mal à saisir les finesses des métaphores doublées d’astuces syntaxiques…
  • du matériel informatique désuet ou des connexions à faible débit qui induisent que les sites ne doivent pas être trop « lourds », trop « larges », nécessitent une panoplies de plugin, …

Dans le meilleur des mondes

En théorie donc tous les sites devraient être accessibles à tous. En pratique, c’est un peu plus compliqué. D’abord parce que tous les webmasters ne sont pas forcément sensibilisés ou carrément pas capables de coder suivant les règles de l’accessibilité promues par le WC3.

Ensuite, parce que l’accessibilité représente un coût non négligeable, en temps et compétences (encore que, les défenseurs de l’accessibilité vous diront que l’adoption de bons réflexes représente un investissement peu élevé). Beaucoup de sites web sont réalisés dans une certaine urgence. Et lorsqu’on parle d’accessibilité à beaucoup d’agences web, ils vous répondent que oui, certes, ils voudraient bien mais qu’ils n’ont pas le temps de peaufiner leurs sites pour… une cible pas forcément rentable… et que de toute façon, leur budget ne le leur permet pas). Même discours pour bon nombre de sociétés à qui l’on annonce que la condition de l’accessibilité de leur site sera un coût plus élevé.

Sanctionner vs valoriser

Donc, pour que les choses bougent, il faudra bien en passer par la législation (et sanctions) ou par sa simple application ; par exemple, les sites publics sont contraints d’être accessibles à tous. En pratique…

Ou alors… Ou alors, assurer la promotion de l’accessibilité à travers des arguments financiers persuasifs.

D’une part, à travers la création de labels (dont Anysurfer) qui augmenteraient la crédibilité des sociétés ou association (le site legrandchalon est un exemple de site ayant reçu un label et qui est régulièrement cité pour cela).

D’autre part, la convergence des médias implique que chaque acteur de la chaîne de production adopte des standards qui permettront de recycler tout contenu pour des plates-formes très diverses. A mon avis, le développement de l’accessibilité passera d’avantage par ce genre d’enjeux que par la contrainte légale.

A vous de voir ou de contester…

 

Pour approfondir le sujet :

http://www.braillenet.org/

http://www.accessiweb.org/fr/accessibilite_web/actualites/

http://www.diversite.be/

http://www.w3.org

(et partenaires technologiques)

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déc
20
    
Posté sous (Ressources) par Tanguy Pay

wikinomics_book.jpgDans les 8 tendances du nouveau business, la gestion de l’information prend une place prédondérante. Inéluctablement, elle passe par les outils web 2.0 (et suivant à venir). Cette nouvelle culture de l’information a été dénommée par Don Tapscott et Anthony Williams, tous deux spécialistes en netéconomie : wikinomics.

Interactives et collaboratives, les nouvelles plateformes (sur base des blogs, des wikis, …) des entreprises devraient devenir le lieu perpétuel d’un « tempête parfaite » (perfect storm), un espace où les processus traditionnels d’innovation seront mis à mal, au profit d’une marmite bouillonnante d’idées et de solutions.

Don Tapscott identifie 4 révolutions en cours : une technologique, une démographique, une sociale, une économique. La conjonction de ces nouveaux élans crée un paradigme neuf qui change la nature même de l’entreprise, ses modes de productions, ses modes de management et ses modes d’échanges. Bref son identité. Quoi qu’il en soit, on peut supposer que les traditionnels départements R&D (Research et Develop) pourraient devenir des C&D (Connect et Develop) où des knowledge workers « maison » dialogueraient en continu avec des knowledge workers situés à distance et extérieurs à l’entreprise, créant ainsi une intelligence collective inédite au service tant de la recherche fondamentale que de la rentabilité.

knowledge_map.jpgCe nouveau processus passerait notamment par des plateformes de développement appelées «Ideagoras » (un exemple et un commentaire) où toute entreprise, à coûts réduits, pourraient solliciter une communauté de professionnels afin de créer des solutions (ou des morceaux de solutions) innovantes. Tapscott cite le cas de Goldcorp, une mine d’or canadienne qui ne trouvait plus de nouveaux filons et qui choisit de placer sa base de données géologique en ligne ; la communauté des internautes s’ensaisit de cette db et débusqua de nouveaux filons. Résultat : la valeur de la compagnie passa de 19 millions à 10 milliards de dollars.

Pour conclure, Tapscott précise que les PME sont directement intéressées par cette mouvance. En effet, les coûts nettement inférieurs qu’induisent ces nouveaux modes de fonctionnement leur permettent d’entrevoir des développements inespérés de collaboration et de produits.

Sources : Trends-Tendance, 15 nov 2007

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déc
17
    
Posté sous (Ressources) par Moby

Mc Kinsey a identifié les tendances à suivre pour les entreprises soucieuses de rénover leurs méthodes de marketing. Le constat part du principe qu’une technologie a elle seule n’est que rarement la clef de mutations profondes et heureuses. Il y a le geste et la manière…McQuinsey localise ces nouvelles tendances dans trois secteurs : la gestion des relations, la gestion des capitaux et ressources et la gestion de l’information.

Gestion des relations :

1. Innovation partiellement externalisée

Les entreprises ont pour habitude de développer leurs produits en interne, suivant une politique hermétique de confidentialité. Cependant, il est sans doute intéressant d’élaborer des processus de cocréation avec des intervenants extérieurs. Ce modèle d’action permettrait à l’entreprise de réduire ses coûts de production mais aussi de profiter de la réactivité et de l’innovation de tiers aux compétences clairement identifiées et reconnues. Cette méthode de travail nécessite évidemment, une structure de networking impeccable.

2. Considérer les consommateurs comme des innovateurs

Les consommateurs sont un partenaire distinct du précédent (cfr point 1) ; à travers les technologies 2.0, ils ont l’occasion de donner leur avis sur le développement et le suivi des produits. Il est profitable de capter ces avis. Mc Quinsey cite le cas coréen de Threadless en tant que success story d’une entreprise dont l’activité est basée sur l’avis proactif des consommateurs et dont le pendant européen est Lafraise.

3. Débusquer les talents

Outsourcer signifie que l’on débusque LE freelance le plus performant pour remplir une tâche spécifique. Etre connecté à un réseau de talents permet de ne plus devoir constituer une imposante équipe passablement rentable de professionnels au sein de l’entreprise. Dorénavant, la mondialisation de l’offre induit que l’on peut trouver ce freelance à l’autre bout de la planète.

Mais comment les trouver ? A travers des autopromotions efficaces (à travers des sites personnelles mais aussi des sites tels que Linkedin, Viadéo, ..) mais aussi à travers d’associations professionnelles, voire des sites tels que Topcoder qui réunit une communauté de programmeurs qui relève des défis informatiques gratifiés de prix.

4. Capitaliser sur l’interaction

L’ensemble des outils d’interaction présents (wiki, blogs, videoconférence, …) et en devenir accélèreront les processus créatifs et productifs. A condition que l’implantation de tels outils au sein des entreprises soit accompagnée d’une politique de formation et de motivation des employés.

Sources : McKinsey

(Suite de l’article)

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