Très contestée, et depuis fort longtemps déjà, la règle des 3 clics fait tout de même long feu. Pourtant, l’évolution visible de l’internet démontre chaque jour sa relative inanité.
Pour forcer le trait, la conception « en entonnoir » d’un site motivé, dans son architecture, par la règle des 3 clics nie totalement l’expérience et l’expertise de l’utilisateur. Cette conception considère l’internaute comme un être lambda dont le comportement serait prévisible et gravé dans le marbre.
Or il n’en est rien. De plus en plus, les internautes affinent leurs recherches, multipliant les mots clés dans les moteurs (externes et internes). En conséquence de quoi, si un site actuel a toujours sa page d’accueil, toute bonne conception de site « user friendly » induit que chaque page du site est potentiellement une page d’accueil. La page d’accueil d’un utilisateur à un moment donné de l’historique de son expérience web personnelle.
Pour être extrême, les règles de la qualité rédactionnelle et du référencement naturel supposent qu’idéalement, la règle des 3 clics devrait être oubliée à la faveur de la règle DU clic. En effet, un contenu optimisé (qualité des mots-expressions clefs, rubriquage performant et référencement page par page) est idéalement en phase (spatiale et temporelle) avec l’utilisateur (identifié et profilé). L’ergonomie ayant, dans ce cadre, la fonction de filets de sécurité si l’internaute, pour l’une ou l’autre raison, tombait « à côté de sa page ».
Les conditions de cette « mise en phase » entraîne inéluctablement une expérience utilisateur gratifiante et agréable ; et dès lors, à partir de cette situation (si et seulement si), le nombre de clics n’a plus guère d’importance car :
- ou l’internaute trouve rapidement ce qu’il cherche ;
- ou, de liens logiques en liens logiques, il musarde sur le site.


