Et pourquoi pas en se préparant une pizza… mais de manière virtuelle. Aux Etats-Unis, Dominos pizza vous propose de créer en ligne la pizza de votre choix pour passer commande ainsi que de suivre en ligne la progression des étapes de sa livraison. Quels enjeux marketing pour le groupe ?
Que l’internaute pressé ait juste à déplacer sa souris pour se faire livrer ?
Eviter les innombrables coups de téléphone des plus difficiles ou des indécis ?
Quelque chose avoir avec la montée en puissance des applications web 2.0 ?
Déclinaison future sous forme de widget ?
Ce qui est sûr en tout cas c’est que le géant de la pizza à emporter a trouvé un concept e-marketing plutôt novateur et qui risquerait fort bien d’arriver jusqu’ici d’ici peu. A suivre donc…
Avez-vous déjà analysé un Buzz ? Sylvain Weber, développeur web chez Dailymotion a tenté cette expérience et la relate sur son blog, jamais203.com. Après avoir réalisé avec son équipe de créatifs une vidéo virale - chorégraphie plutôt sympathique sur un escalator en mouvement qui a demandé plus de 6 mois de travail - il a décidé de ne pas en rester là et de mesurer l’audience éventuelle que cette vidéo pouvait générer sur le web.
Ce dernier peut se targuer de ne pas avoir lésiné sur les moyens pour réaliser son enquête. Passant les réseaux sociaux à la moulinette, il a ainsi créé un compte “Escalator Dance” et uploadé sa vidéo sur plus de 18 plate-forme de vidéo en ligne dont YouTube, Dailymotion, MSN Soapbox, MySpace,etc. en ajoutant la même description et les mêmes tags et cela en français comme en anglais. En plus de cela, il a également relevé à la main durant 20 jours consécutifs le nombre de vues de chaque vidéo chaque jour à la même heure. Tâche fastidieuse… on peut bien l’imaginer ! Mais qui lui a permis d’analyser finement la concurrence. Moi je dis, chapeau bas pour le travail d’investigation !
Les résultats ? Un tableau Google à partir duquel il constate entre autre que:
la vidéo est passée en page d’accueil de MSN SoapBox, Yahoo video et Dailymotion
et a récolté plus de 150. 000 vues cumulées et dizaines de commentaires sur la vidéo On peut voir que la vidéo a impacté sur moins d’ 1/3 des plates-formes sélectionnées.
Une enquête de terrain comme on les aime et qui montre une fois de plus que ces stratégies virales ne sont pas toujours significatifs de gros budget mais plutôt de temps puisqu’il a fallu, il ne faudrait pas l’oublier 6 mois pour réaliser cette vidéo. Mais un proverbe ne dit-il pas que “Lorsqu’on aime, on ne compte pas !”
Dave Morgan, responsable stratégie publicitaire chez AOL évoquait sur son blog récemment les résultats d’une enquête réalisée par AOL sur les auteurs des clics de la pub en ligne. Celle-ci révèlait que 99% des internautes ne cliquent pas sur les pubs et annonces en ligne. Ainsi, seulement 1% clique au moins une fois par mois et 0,2% clique à une plus grande fréquence. Un infime pourcentage qui permet néanmoins à des diffuseurs tels que Google de réaliser des chiffres d’affaire en terme de millards de revenus.
Mais qui sont ces internautes qui cliquent ? Apparemment, un public plutôt féminin et plutôt âgé dans la catégorie que les marketers appelle “femme ménagère de - 50 ans” et dont on sait qu’il est le coeur de cible du marketing.
Et pourquoi cliquent-ils ? L’étude a permis de formuler de nouvelle hypothèses des raisons qui amènent à cliquer sur ces pubs. Dave Morgan identifient les plus “gros cliqueurs” comme originaire de foyers modestes, moins éduqués que l’utilisateur moyen et vivant en dehors des régions métropolitaines. Ce sont des personnes qui cherchent au travers des réseaux sociaux, un moyen de rencontrer de nouvelles personnes (alors que l’utilisateur moyen les utilise pour maintenir ses contacts). Un ensemble de caractéristiques qui font d’eux la cible de ces campagnes publicitaires en ligne.
Partant de ces hypothèses, Dave Morgan s’interroge sur le fait que le marketing web s’appuie ainsi sur une petite fraction de la population ? Et suivant ces propos, ”Le marketing web serait-il du ressort des laissés pour comptes et de ceux qui connaissent le plus de difficultés économiques et sociales ? Et qu’en est-il d’un point de vue moral et éthique de ce modèle économique qui se base ainsi sur les plus pauvres ?” Un regard assez critique sur la publicité en ligne mais qui méritait d’être posé !
Selon une étude menée par Simmons (sur un panel de 74996 personnes), les consommateurs qui regarderaient des programmes tv online seraient d’avantage sensibilisés (25%) par le contenu publicitaire que lorsqu’ils le visionnent par le canal tv traditionnel.
Morgensztern nous l’avait déjà appris, l’impact du cinéma est de loin supérieur sur le consommateur à celui, par exemple, de l’affichage ; tout simplement parce que le processus d’investissement est bien plus grand dans le premier cas. De la même manière, l’investissement de l’internaute est supérieur à la passivité relative du téléspectateur à qui l’on assène des messages publicitaires « à la grosse louche », alors que dans le premier cas, on peut adresser au prospect des informations de plus en plus personnalisées.
L’étude nous informe par ailleurs, que les visiteurs réguliers d’un site se laissent d’avantage imprégner par les messages diffusés que ceux qui n’y viennent que sporadiquement. Certes. On peut même ajouter que si vous prenez six douches par jour plutôt qu’une, vous aurez été plus mouillé dans le premier cas.
Finalement, ce genre d’étude est intéressant pour qualifier les propriétés de chaque canal. Ensuite, tenant compte de ces spécificités, le plus profitable est d’en tirer parti en les combinant de la manière la plus performante possible.
Et puis, à l’avenir, il serait peut-être aussi utile de qualifier les contenus comparés. Car on constate encore souvent que certains messages publicitaires sont copié-collés, sans tenir compte de la différence des médias. Or, nous sommes bien d’accord, on ne s’adresse pas de la même manière à un internaute, un lecteur de magazine papier et un téléspectateur. Non ?
Le rendement de votre site d’e-commerce est encore inférieur à votre point de vente physique? Peut-être n’est-ce dû qu’à quelques règles empiriques que vous n’avez pas encore appliquées à votre plate-forme. Arnaud Briand vient de synthétiser un article de GetLastic qui pourrait vous être bien utile pour vous aider à rectifier le tir. Voici les axes sur lesquels vous pouvez jouer ; nous n’en citons que quelques-uns (Lire l’article-synthèse d’Arnaud B. ) :
“Le taux de conversion augmente drastiquement si le processus d’achat comporte entre 2 et 3 pages. (…)
Le taux de conversion double si des estimations de frais de livraison sont proposées.
Le taux de conversion augmente si la politique des retours produits est indiquée.
Le taux de conversion double si différents moyens de paiement sont proposés. (note MOTB : ceci a déjà été indiqué là)
Le taux de conversion baisse si un écran de confirmation de la commande est affiché.
Le taux de conversion s’améliore si les intitulés de navigation ne sont plus disponibles lors du processus d’achat.
Le taux de conversion augmente si le numéro de téléphone est affiché.
Le taux de conversion augmente si une adresse physique est indiquée”.
La récente affaire de Target remet une fois de plus la question de l’accessibilité web, ses enjeux et son coût à lavant de la scène. Dans cette affaire, il est question de d’accès impossible au site d’e-commerce ci-nommé par les mal-voyants. Ceci dit, rappelons que l’accessibilité web ne se limite pas aux non-voyants ; elle est aussi liée à d’autres handicaps physiques tels que les problèmes moteurs ou auditifs, mais aussi aux handicaps mentaux.
Par ailleurs, la question de l’accessibilité n’est pas que due à des déficiences corporelles. Elle peut être consécutives de situations culturelles, socio-économiques technologiques. Citons 2-3 exemples en vrac :
une éducation très élémentaire (qui induit que le discours et le niveau de langage se doit d’être accessible à tous ; ou du moins, un accès à l’information par paliers de compétences).
le problème est aussi lié à des différences de langues. En effet, si vous parcourez un site dans une langue qui n’est pas votre langue maternelle, vous aurez du mal à saisir les finesses des métaphores doublées d’astuces syntaxiques…
du matériel informatique désuet ou des connexions à faible débit qui induisent que les sites ne doivent pas être trop « lourds », trop « larges », nécessitent une panoplies de plugin, …
Dans le meilleur des mondes
En théorie donc tous les sites devraient être accessibles à tous. En pratique, c’est un peu plus compliqué. D’abord parce que tous les webmasters ne sont pas forcément sensibilisés ou carrément pas capables de coder suivant les règles de l’accessibilité promues par le WC3.
Ensuite, parce que l’accessibilité représente un coût non négligeable, en temps et compétences (encore que, les défenseurs de l’accessibilité vous diront que l’adoption de bons réflexes représente un investissement peu élevé). Beaucoup de sites web sont réalisés dans une certaine urgence. Et lorsqu’on parle d’accessibilité à beaucoup d’agences web, ils vous répondent que oui, certes, ils voudraient bien mais qu’ils n’ont pas le temps de peaufiner leurs sites pour… une cible pas forcément rentable… et que de toute façon, leur budget ne le leur permet pas). Même discours pour bon nombre de sociétés à qui l’on annonce que la condition de l’accessibilité de leur site sera un coût plus élevé.
Sanctionner vs valoriser
Donc, pour que les choses bougent, il faudra bien en passer par la législation (et sanctions) ou par sa simple application ; par exemple, les sites publics sont contraints d’être accessibles à tous. En pratique…
Ou alors… Ou alors, assurer la promotion de l’accessibilité à travers des arguments financiers persuasifs.
D’autre part, la convergence des médias implique que chaque acteur de la chaîne de production adopte des standards qui permettront de recycler tout contenu pour des plates-formes très diverses. A mon avis, le développement de l’accessibilité passera d’avantage par ce genre d’enjeux que par la contrainte légale.
Une question qui récolte un lot impressionnant de commentaires et d’avis en tous genres sur les forums et chats de discussion. Depuis comment créer une page HTML ? à la réalisation de feuilles de style et sans oublier les aspects “user friendly” de toute page web qui se respecte, il y a de quoi en perdre son latin ! Après ça, si vous décidez de vous en remettre au bon vieil ouvrage du type “How to… for dummies ?, passez d’abord faire un tour ici.
Web design from scratch est une plate-forme dédiée au webdesign bien sûr mais pas qu’à ça ! C’est aussi une mine d’astuces et de méthodes bien ficelées pour créer de simples pages web, améliorer son graphisme ou encore repenser son ergonomie web.
La règle de proximité
Personnellement, l’une des méthodes que j’ai pu retenir est un principe ergonomique simple mais qui fonctionne plutôt bien une fois appliqué. Celui du pouvoir de la proximité. En d’autres termes et selon cette règle, l’utilisateur a tendance a regrouper ou à associer des éléments dans un site web pour leur donner le même sens ou la même fonction.
Pour faciliter la navigation, il s’agit ainsi de regrouper des éléments sur base de leur similitude graphique ou proximité et d’éviter ainsi chez l’internaute des erreurs d’interprétation. Règle qui vaut pour les icônes sur un site mais également pour la présentation d’un formulaire ou le regroupement d’informations sur une page.
Parce qu’un exemple est bien plus parlant, voici le site de Dille & Kamille, magasin de produits de décoration d’intérieur qui a respecté cette règle comme vous pouvez le voir ci-dessous et dont le “touch and feel” du site est je trouve également très réussi.
Et vous, donnez aussi votre avis ? Pensez vous que les aspects graphiques dans un site web ont plus ou moins d’importance ? Et les règles ergonomiques ? Plutôt tenter de les respecter ou pas ?