Qui y aurait cru ?
Quand les créateurs de Paypal développèrent le célèbre système de paiement en ligne, ils visaient clairement à résoudre le problème des eBayers, c’est-à-dire de ceux qui souhaitaient payer des particuliers avec leur carte de crédit.
Devant le succès rencontré, eBay prit rapidement la décision de racheter l’opérateur privé de paiement. Bien lui en a pris car en 2006, Paypal représentait plus de 75% du mode de paiement des transactions du célèbre site d’enchères.
Les internautes plébiscitent :
- La facilité d’utilisation, plus besoin de saisir ses identifiants à chaque paiement
- La possibilité de recevoir des paiements sur leur compte PayPal dont les remboursements en cas de problème ou de litige
- La garantie Paypal sur les transactions eBay
Devant le succès croissant de Paypal auprès du public, les marchands en ligne ne pouvaient rester indifférents. Et on constate, depuis quelque temps, un basculement régulier des acteurs les plus importants du e-commerce vers PayPal. En ce début d’année, deux des plus gros acteurs du commerce électronique en France viennent de basculer : CDiscount et la Fnac.
Certains objecteront que le coût des commissions de Paypal reste élevé. Il est clair que les gros acteurs du e-commerce sont également attirés par des tarifs préférentiels. On constate cependant que de nombreuses PME ont basculé, particulièrement celles présentes sur eBay.
Et Paypal n’est plus seul aujourd’hui. D’autres solutions existent.
Parmi celles-ci, on distinguera :
- Google Chekout de la société éponyme
- Bill Me Later qui introduit sur ce modèle le paiement différé à 90 jours ou à 6 mois
Il est clair qu’aujourd’hui les acteurs du paiement en ligne entrent de plain-pied dans un domaine jusqu’ici réservé aux acteurs de la banque et du crédit. Pour l’instant, ces derniers ont des réactions timides. On remarquera quand même l’initiative prise par Cofidis avec 1euro.com.
A suivre…


