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Filed Under (Ressources) by Tanguy Pay on 03-12-2007

Nous l’avons déjà pointé, de nombreuses entreprises rechignent encore à incorporer les outils 2.0 dans leur process, tant manageureial que marketing. Le risque est que le personnel prenne les devants et introduisant cette technologie à l’insu de la direction. Pour devancer ces éventuels coups durs, les chefs d’entreprises sont tenus d’anticiper. L’une des mesures à prendre est donc de calculer les risques.

Sans vouloir être alarmiste, notons que toute activité recèle sa part de risques. Mais l’immobilisme en soi n’est-il pas le risque absolu d’une entreprise ? Dès lors, autant aborder la chose de manière pragmatique afin de maximiser les chances de modernisation de son outil et d’accroissement de performances par rapport à la concurrence.

Gestion des risques

La gestion des risques est aujourd’hui au cœur de nombreux débats. Au-delà d’un thème qui pourrait avant tout sembler médiatique et opportuniste, il y a une vraie préoccupation qui anime l’ensemble des acteurs économiques et qui appelle des réponses concrètes. Mais, avant de rechercher ces réponses, encore faut-il au préalable avoir compris pourquoi la « problématique risques » s’affirme aujourd’hui comme une préoccupation majeure des dirigeants.

Un préalable cependant : parler de gestion des risques n’a de sens qu’à partir du moment où l’on a compris qu’il n’y a pas d’activité sans risques.

“Toute activité implique des risques”

Développer un nouveau produit, diriger une entreprise ou une organisation, nouer un partenariat technologique ou même plus simplement conduire sa voiture, toute activité implique l’existence de dangers plus ou moins prévisibles et importants.

Mais si le risque a toujours existé lors du lancement ou de l’accomplissement d’une activité quelle qu’elle soit, plusieurs choses ont changé, rendant incontournable une gestion plus maîtrisée de ces dangers.

Comme il est signalé chez Knowings, trois points sont à prendre en considération :

- la palette des risques s’est élargie ;

- le contexte de maîtrise de ces risques est devenu plus complexe ;

- la “caisse de résonance” médiatique s’est amplifiée.

Convergence de la veille

« Aujourd’hui, les avancées des technologies de l’information permettent de bâtir un dispositif collaboratif de gestion des risques, impliquant et mobilisant chaque acteur concerné dans un réseau d’information et d’action. En particulier, la convergence entre les différentes catégories d’outils autorise aujourd’hui ce type de réalisation. Ainsi les logiciels de création de sites Internet ou de sites portails, de travail collaboratif (groupware), de gestion des connaissances (KM), de gestion documentaire (GED) de gestion des processus (workflow), ou encore les différents types de moteur de recherche tendent à se rejoindre, à s’interconnecter et rendent possibles de nouveaux dispositifs adaptés à la gestion spécifique qui est celle des risques. »

Kwoning propose une stratégie d’action reposant sur 5 points :

 

1. Anticiper suppose de mettre en place des processus de veille et des référentiels répertoriant et hiérarchisant les risques de l’entreprise.

2. Mobiliser demande de savoir identifier et coordonner les différents acteurs concernés afin de limiter et de diminuer le risque. Des annuaires d’experts, des bases « plans d’actions », des outils de gestion de projet, des forums d’échanges, des systèmes d’alertes automatiques sont alors requis.

3. Maîtriser suppose la mise en place de procédures dédiées aux risques, le partage de bonnes pratiques, la mise sous surveillance de certaines données, l’automatisation de certains processus ou l’organisation préventive de la communication de crise.

4. Contrôler implique de pouvoir faciliter le travail d’auto-évaluation, d’audits, de gestion des non conformités et de suivi des actions correctives. Les outils de knowledge management et de travail collaboratif permettent ici d’automatiser l’auto-contrôle, d’organiser une saisie locale des problèmes rencontrés, de capitaliser les résultats d’audits, ou bien encore de suivre les actions correctives.

5. Capitaliser enfin sous-entend la remontée des faits marquants auprès des responsables ou encore la capitalisation des retours d’expérience. Ce qui suppose des systèmes de collecte d’information, des technologies de classement et de gestion des connaissances, des outils d’alerte et de diffusion personnalisée d’information (push sur profil).

Si cette entreprise prône pour sa chapelle en proposant un panel de services correspondant à ces 5 points, spécifions tout de même que ces derniers peuvent être mis en pratique en interne, avec un minimum de concertation au sein de l’entreprise et de conseils externes.

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