Le prosumer et l’annonceur
A plusieurs reprises, nous nous sommes fait l’écho de l’investissement du (nouveau) consommateur dans le processus de branding. Tantôt fan, tantôt leader d’opinion, le (nouveau) consommateur fait désormais partie intégrante du processus de valorisation du produit ou du service. Au plus bas niveau, il se fait le relais d’un avis (bouche à oreille, voire dans sa version TIC, mouse-to-ear), puis devient l’avis lui-même (testimonial, témoignage) jusqu’à ce faire le pourfendeur d’une marque maladroite.
On l’avait déjà vu pour Apple, certains consommateurs poussent leur engouement pour une marque jusqu’à en promotionner l’image, en dehors de toute concertation avec la marque elle-même : c’est le prosumer, contraction de producteur et consommateur (consomme-hâteur).
La paille est là, pourquoi ne pas y mettre le feu ? Voilà une question posée par quelques-uns dont deux que voici : WyNotYou et Blogbang. Comme l’annonce très bien la démo de Blogbang, le principe est simple : le membre produit, crée, diffuse la pub pour sa marque préférée. Et bien entendu, est rémunéré en fonction soit du taux de notoriété ou transformation qu’il induit, soit d’un prix.
Quant au rapport avec l’annonceur, il est simple : ce dernier communique le brief (le cahier des charges) et ensuite, que le meilleur gagne. Bon… D’après le JdN, si le modèle économique est clair, les résultats sont cependant nuancés. En effet, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous et finalement, la majorité des clips présents sur ces blogs sont le fruit de travails des agences ; en gros des pros de la communication et de la création.
Mais bon, la porte reste ouverte aux créatifs en herbe (ou en mal de clients) qui voudraient rentrer, peu ou prou, dans le métier. :wink:

























