Très intéressante réflexion que celle de Michel de Guilhermier sur le « Hand made ». Si vous êtes un artisan ou une petite PME, ce qu’il dit devrait faire profitablement écho à votre communication.
En deux mots, Guilhermier insiste sur le fait que le « fait main » n’est pas (ou de moins en moins) une valeur en soi (quoique, la dimension nostalgie n’est pas sans conséquence…) mais représente une réelle plus-value si elle apporte une qualité supérieure au produit (y compris, parfois, en terme d’image). Cette qualité doit être :
- démontrée
- et/ou notoirement (re)connue (par exemple, la fabrication d’un violon).
- faire l’objet d’un témoignage de la qualité sinon supérieure, du moins “autre” du produit (comparée à un produit similaire manufacturé).
Et enfin, il faut se méfier des dérives de certains lieux communs qui entourent le «fait main»:
| Valeur | Dérive |
| Produit de terroir et/ou d’histoire (industrielle) | Produit de pays en voie de développement issus du commerce équitable ; achat = soutien socio-politique |
| Unicité du produit, exception | Excuse pour expliquer l’imperfection du produit |
| Produit chargé d’histoire (culturel) et de nostalgie | Produit vieillot, dépassé |
Autant de lieux communs avec lesquels rivaliser en démontrant les qualités objectives du produit et sa contemporanéité (même si elle s’ancre sur une tradition).
A cet égard, le produit fait main, lorsqu’il est bien perçu, induit un rapport tout particulier entre le consommateur et le fabricant. Ce rapport, cette proximité, peuvent être avantageusement entretenus par le blog du producteur (ou d’un distributeur) qui entretienne ce lien à travers des témoignages d’homme de métier, de considération de professionnel, etc… La nature même du blog étant très voisine du fait main.












