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Filed Under (Ressources, News) by Tanguy Pay on 12-01-2008

GfK vient de sortir un sondage qui révèle que le Belge n’accorde que peu de confiance aux journalistes (46 % favorables), chefs d’entreprises (43%) et hommes politiques (24%, avec une descente à 18 sur la Wallonie). En ce qui concerne les hommes politiques et les chefs d’entreprises, le chiffre n’est guère étonnant, suivant la règle abusive et poujadiste du «tous-pourris». Par contre, le désaveu des journalistes est préoccupant.

Ceci conforte l’extrême nécessité de ces secteurs à enrayer le climat de suspicion qui les frappe. En effet, bon nombre d’hommes (et femmes) politiques et de chefs d’entreprise font plus que correctement leur boulot mais sont par ailleurs victimes de quelques brebis galeuses qui entachent le paysage et la confiance qui devrait les lier à leurs publics respectifs.

Nous avons déjà abordé ici la problématique du contre-buzz ; entendez par là le fait que le commun des mortels parle toujours d’avantage des trains qui arrivent en retard que des autres. C’est humain, c’est comme ça. Il est donc impératif d’entreprendre une réelle politique de communication basée sur le moyen et le long terme. Cette politique se doit de dépasser l’esprit de campagne ponctuelle et les (effets d’) annonces ex cathedra.

Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis

Les réseaux sociaux pourraient bien venir au secours de la crédibilité des uns et des autres. On l’a vu en France, pendant la dernière campagne électorale, l’envahissement de la toile par les différents acteurs/commentateurs politiques fut importante et suivie attentivement par les internautes.

arena_facebook.jpgMais être vaguement présent ne suffit pas ; encore faut-il y être de manière judicieuse. Prenons un exemple dommageable : la Ministre-Présidente belge en charge de l’enseignement obligatoire propose son blog. Très bien mais elle est - apparemment - absente de Facebook, réseau social notoirement reconnu pour sa population étudiante. « Apparemment » car, en fait, elle y est présente… mais par le biais de ses contradicteurs ! Dommage car un relais entre son blog et Facebook pourrait être un tandem efficace pour justifier ses dernières dispositions tant contestées, et ce à l’adresse de son public-cible.

Bien faire et laisser dire instaurer le dialogue

On pourrait citer des cas (de chefs) d’entreprises qui ont déjà planifié une gestion communicationnelle continue de leurs activités et de leur identité/crédibilité sur le net, comme Leclerc par exemple, ou ces deux exemples citées par Jean-luc (ici et ici) mais, pour revenir au secteur des journalistes, j’ai été interpellé par cette récente initiative : le projet Médiapart. Il s’agit d’un collectif qui a décidé de reprendre en main les rennes d’un certain journalisme contesté (voir début de l’article) en réinstaurant des nouvelles règles de travail et en revoyant à la hausse les règles de déontologie de leur profession. Une des caractéristiques de cette initiative est la réaffirmation de l’aspect professionnel du journalisme mais qui incorpore(rait) profondément l’avis des lecteurs (prosumeurs) au cœur de leur activité et le soutien (testimonial) de référents.

Une fois de plus, on constate que la participation et la collaboration avec son public cible, bien localisé dans son espace d’expression, est au cœur même des nouvelles gouvernances et des nouvelles stratégies marketing.

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