Le consommateur est joueur. Observons à travers quatre cas de figure les différents jeux qu’un site d’e-commerce peut lui proposer.
1. La marque Entremont propose un petit jeu en Flash, intitulé «La chasse aux souris ». Ce genre de jeux est typiquement le « goodies », le petit +. Aisément réalisable. Mais quel intérêt ? Ce genre de jeux casse-brique est sucé et resucé sur le web. Un jeu a pour but ou de vous distinguer par votre créativité, ou d’apporter une vraie valeur-ajoutée à votre marque. Dans ce cas, rien de tout cela. Faire passer le temps ? Mais quel temps ? Ici, il serait plutôt question de faire perdre son temps…

2. Fructis nous propose le même genre de jeu. A la différence près que dans ce cas-ci, la problématique (et la solution-produit) des pellicules est traitée de manière ironique : vous devez attraper les pellicules qui tombent d’une chevelure avec… un aspirateur ! Entre les lignes, entendez : les shampoings Fructis sont une meilleure solution.
nb : le jeu s’intègre dans l’univers général graphique et conceptuel du site, ce qui est un avantage indéniable.
3. Avec Wilkinson, on rentre dans le lourd. Buzz, trailer, et jeux 3D. Le scénario : un père doit lutter contre son bébé (et sa peau si douce) pour (re)conquérir son épouse. C’est le « Fight for kisses ». Le jeu est très bien réalisé, ne manque pas d’humour et correspond pleinement au public-cible. En effet, ce sont d’avantage les hommes qui jouent aux jeux de combat vidéo. Petit bémol : le jeu doit être téléchargé. Mais bémol compensé par l’immense buzz qui précède la campagne et suscite l’envie.

4. Ce dernier exemple me semble être un mix idéal. C’est le site de la famille olympique. Promu par quelques grandes marques (visibles ou intégrées dans la navigation et les jeux), « famille olympique » est une campagne qui, sous les allures de promotion des JO de Pékin, propose à des familles de s’inscrire online pour participer à une série de jeux qui vont s’étaler sur… plusieurs semaines. Outre l’inscription qui suppose qu’on remplisse un profil (tout comme dans le cas de Wilkinson), le jeu est partiellement basé sur un parrainage fortement encouragé (d’où, beaucoup plus de profils…).
Ce jeu s’inscrit complètement dans l’esprit du permission marketing doublé d’une dimension virale. Et par ailleurs, s’inscrit dans la durée tel que l’encourage le marketing relationnel (fidélisation).












