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Filed Under (News) by Tanguy Pay on 12-02-2008

Intéressante question que pose ici Duperrin. Par ailleurs, où l’on parle de convergence des médias, l’on devrait aussi parler d’une convergence des métiers exponentialisés de compétences neuves. Au sein mêmes des studios professionnels, l’ambigüité règne. Quelle différence existe-il entre un webgraphiste, un webdesigner et un ergonome, par exemple ? On pourra toujours rétorquer que cela n’a pas beaucoup d’importance et que c’est au pied du mur qu’on voit le maçon. Ok mais maçon, c’est un métier…

La problématique du manque de définition de ces nouveaux métiers se pose au moins à deux niveaux : tout d’abord la formation. Aujourd’hui, lorsqu’on observe les cursus proposés aux étudiants, on constate souvent un fourre-tout de cours rassemblés sous l’appellation « section multimédias » ; un peu comme si les instituts traditionnels, sensiblement dépassés par la vague informatique/informationnelle s’était donné une mission d’éveil de ses étudiants afin de dégrossir tout le travail que les boîtes de multimédia professionnelles devront accomplir derrière. Les boîtes multimédias, parlons-en car le second niveau de problématique se situe là.

Dans le secteur de l’embauche, aujourd’hui, on constate que les profils recherchés sont de plus en plus fournis. A défaut de dénomination claire, les dénicheurs de têtes recherchent des compétences cumulées qui parfois - voire souvent - confinent au ridicule, tant la demande est irréaliste. Et l’on se dit que, dans bien des cas, une proposition d’emploi sous l’appellation « recherche homme à tout faire » aurait au moins le mérite d’être honnête.

Ceci dit, nous ne jetons aucune pierre à qui que ce soit. Nous vivons une époque frénétique - et passionnante - où le champ des possibles est aussi vaste que le désert de Gobi. Mais dès lors, comment se définir devant le commun des mortels lorsqu’on accomplit chaque jour des tâches inconnues au répertoire des us, coutumes et métiers du tissu socio-économique commun ? Pour l’instant, admettons-le, la plupart d’entre ceux qui pratiquent au sein des NTIC, ont le choix entre trois possibilités :

  • Je travaille dans l’informatique
  • Je travaille dans le marketing

et le célèbre et galvaudé :

  • Je suis consultant.

Recherche : consultant multi-casquettes ayant des notions très avancées de marketing pour travailler dans l’informatique universelle.

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Comments:
0 Comments posted on "Combien sommes-nous aujourd’hui à faire des métiers qui n’existent pas ?"
Jacinthe on février 19th, 2008 at 18:43 #

Pour rebondir à ton article, il y a l’association des Designers Interactifs qui viennent de publier un livre blanc sur “10 métiers du design numérique”. Ce livre à pour but de redéfinir ses nouveaux métiers.
http://www.designersinteractifs.com/site/index.php?2008/02/18/376-10-metiers-du-design-numerique-en-definitions

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