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Antz against bugs ?

5 novembre 2007 | Par : Tanguy Pay | Catégorie(s) Entreprise 2.0, Réseaux sociaux, Web 2.0 | Comments 392

De plus en plus volatile et étendue, l’organisation de nos entreprises devient très complexe. A cette problématique qui inquiète les managers, Ken Thompson répond par la théorie du Bioteaming. D’après lui, la solution littérale à tous nos problèmes ne serait pas plus loin que sous nos pieds : notre bonne vieille Terre.

Pourquoi chercher des réponses abstraites à des problèmes concrets alors que des solutions naturelles s’imposent à nous? Ken Thompson nous suggère d’observer les comportements des fourmis pour résoudre nos bugs organisationnels. Mais pas seulement !

En effet, cet expert ultra british en réseau virtuel d’entreprise, s’est très sérieusement penché sur les modes de fonctionnement en société des molécules unicellulaires et ce jusqu’à la Terre elle-même, en passant par les fourmis, les singes, les forêts et les rivières. Ses conclusion sont sans appel : il nous faut moins de chefs et plus d’investissements individuels.

Collaboration et symbiose

source : bioteaming.com

De l’observation de l’ensemble de ces succes stories 100% bio, il tire deux conclusions :

  • d’une part, tous ces biotopes fonctionnent dans une logique de groupe plutôt que dans une logique de dominant-dominé ;
  • d’autre part, ils vivent en symbiose, sachant retirer d’une communauté à l’autre, des avantages pour chacune.

Pour appuyer ce dernier élément, Ken Thompson souligne que, par exemple, depuis des millénaires, l’humain cohabite avec, dans son estomac, des bactéries qui l’aident à digérer sa nourriture…

3 grandes particularités des bioteams

Parmi la douzaine de caractéristiques des bioteams décrites par Ken Thompson, en voici trois épinglés :

1. Auto-gestion : les bioteams fonctionnent sans rapport de force. Les « chefs », s’ils sont présents au sein de ces mécaniques bien huilées, sont d’avantage des responsables et des coordinateurs de projets que des dictateurs obtus.

2. Communication non-verbale : les bioteams dialoguent par voie de « traces », de messages postés, de commentaires. Chaque individu – ou entité – dialogue avec l’ensemble de la communauté et avec aucun individu en particulier.

3. Rétroaction : la plupart des actions accomplies des bioteams sont le résultat de corrections extrêmement réactives. Les bioteams fonctionnent moins sur la préméditation que sur des expérimentations infinies.

Tout ceci est à méditer. Mais notez que, sur le Net, les bioteams existent déjà. On n’appellerait pas ça la communauté Open Source ? ;-)

Pour approfondir ce sujet passionnant du bioteaming (en anglais).

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