Certains responsables communication vivent encore sans conteste dans une espèce de grotte dorée, se considérant au sommet d’un Himalaya inaccessible aux communicants non-intronisés par un quelconque ordre médiatique. C’est le cas de la cellule communication de Target dont les maladresses ont eu l’avantage de démontrer une fois de plus que le rapport au consommateur change (a déjà changé), que désormais il faut faire avec le bouche-à-oreille et être à l’affût des leaders d’opinions à la notoriété encore peu décelée par ces papes de la réclame à papa.
A lire, cet article du NYtimes, véritable contre-buzz pour la société précitée. En substance, cette dernière a lancé une campagne (qu’importe d’ailleurs qu’elle soit bonne ou pas, pertinente ou pas) qui a fait réagir une bloggueuse qui les a contactés pour avoir des explications. A ce courrier, la cellule (plutôt du genre amibe) de Target a répondu : « désolé nous ne dialoguons qu’avec les médias traditionnels ». Action-réaction : levée de boucliers de la blogosphère et volée de bois verts. Résultat : la société en question se retrouve dans le New York Times (yeaaaaah !) mais fustigée pour son arrogance (pas yeaaaaaah…).
IL n’y a rien à faire, ces professionnels du marketing et de la communication se doivent d’être un peu plus curieux du monde en évolution qui les entoure. Et ce n’est pas Seth Godin qui dira le contraire.












