Quand on lance un projet sur le web, une des questions cruciales tourne autour de l’aspect financier :  « Comment puis-je monétiser mon contenu afin de rendre ma startup viable ? Qui va payer ? Pour quel service ? ».

Il est important d’aborder la création d’une startup avec une logique business modèle et obligatoire si vous souhaitez attirer les investisseurs ! Beaucoup trop de startups se lancent sans y penser et se retrouvent quelques mois plus tard le bec dans l’eau.

Plusieurs solutions simples existent, voyons un peu :

1) Le gratuit

Bon, ce business modèle n’est pas durable mais l’idée est de faire connaitre son produit et d’atteindre une masse critique d’utilisateurs avant de déterminer comment en tirer profit. Si vous êtes chanceux et que vous créez le produit de l’année, vous aurez peut-être la chance de vous faire racheter mais ne comptez pas trop la dessus..

Mettre en place un service gratuit peut aussi permettre de stimuler les ventes d’un de vos autres produits. C’est souvent le cas dans les sites de créateur de templates dédiés aux CMS comme Joomla, WordPress ou Drupal. Vous cherchez un thème gratuit, vous tombez sur un créateur qui en a laissé quelques-uns à disposition gratuitement mais en proposent aussi d’autres payants.

2) L’abonnement

C’est le modèle le plus courant que ce soit pour la téléphonie, internet, journaux, magazines, streaming, etc. On est tous au moins abonné à quelque chose ! Un abonnement peut démarrer par une offre gratuite en fonction d’un nombre de jours, de pages vues ou de fois qu’on ouvre le service. Parfois le contenu, les commentaires ou autres interactions sont tronquées dans le but de pousser les utilisateurs à passer à l’offre payante.

3) Les Microtransactions

Ce business modèle repose sur les micro-paiements, c’est le cheval de guerre de d’Apple, Android et consorts pour les applications proposées dans leur eshop respectif. Un prix démocratique pour un produit et la possibilité de payer en 1 clic. Ceux-ci poussent même le vice d’enregistrer votre numéro de carte de crédit, ce qui facilitent grandement l’achat impulsif ! Les micro-transactions sont courantes lors de la vente d’image, sonnerie, musique et possibles grâce à des services tels que Paypal, Google Check-Out, etc.

4) Le Freemium

Cette solution très populaire existe sous plusieurs variantes mais contient toujours un partie gratuite et une payante :

  • La version gratuite pour un nombre de « X » fonctions doublée d’une payante pour une version du produit plus complète. De cette façon l’utilisateur peut tester votre solution et passer ou non à la version supérieure selon son besoin.
  • Au sein des jeux gratuits, on trouve régulièrement l’achat de produits par micro-transaction qui servent à évoluer plus rapidement dans le jeu ou à acheter de nouveaux niveaux.
  • Généralement les versions gratuites d’applications ou de jeux sont financées par la publicité. Si vous payez, cette publicité disparait.

5) L’affiliation

Dans ce cas ci, vous allez vous servir de partenaires à travers votre produit pour vous rémunérer.

C’est le cas de Shazam, par exemple, qui a d’abord commencé à offrir son service de reconnaissance musicale gratuitement. Ensuite, ils ont limité le nombre d’utilisation pour proposer une version fremium. Finalement, ils ont décidé de faire marche arrière et de s’affilier avec des partenaires. Ainsi quand le résultat de la chanson apparait, vous pouvez en acheter le morceau ou l’album via Amazon, l’écouter avec Spotify, connaitre les prochaines dates de tournée de l’artiste, etc.

6) La licence

Celle-ci permet de « louer » son produit à d’autres sociétés pour qu’elle puissent l’utiliser aussi ou l’intégrer à leur propre produit. Dans le cas d’un site ecommerce, un module peut être acheté mais uniquement valable pour un seul site, le propriétaire vous accordera donc une licence.

C’est aussi valable pour la location de données. Lorsque vous créez un produit numérique, vous êtes amenés à récolter des données de vos utilisateurs. Ces donnée peuvent intéresser les annonceurs qui achètent la possibilité de les utiliser une ou plusieurs fois pour faire de la publicité

7) Les produits dérivés

Cette méthode consiste à faire du nouveau avec de « l’ancien ». On reprend un produit qui a bien marché et on l’agrémente de nouvelles fonctionnalités. Un très bel exemple de réussite est le jeu « Les Sims » et ses innombrables éditions thématiques.